Aux origines

Certaines œuvres n’ont pas connu de diffusion commerciale ou n’ont existé que dans un contexte particulier. Elles sont présentées ici parce qu’elles témoignent des premières recherches artistiques et constituent une part du chemin parcouru.

Aux origines rassemble des œuvres de jeunesse, des pièces instrumentales, des arrangements, des musiques de scène ou des compositions liées à des projets ponctuels. Elles ne sont pas présentées comme des œuvres mineures, mais comme des points de départ.

La Mordida

Composée pour une pièce espagnole du Moyen Âge, La Mordida appartient aux premières expériences musicales de François Bernaud durant ses années lycéennes. La musique y fait appel à des instruments insolites liés à cette époque, en particulier le cromorne, dont le timbre donne à l’ensemble une couleur singulière.

Le thème principal est interprété au violoncelle par Bernard Scoatariu, avec Raphael Sanchez à la guitare classique. Les parties de cromornes sont interprétées par Michel Sanvoisin.

Octuor en Deux mouvements

Octuor en deux mouvements

Créé à la salle Pleyel en 1979 dans un cadre lycéen, cet Octuor en deux mouvements constitue l’une des premières œuvres instrumentales de François Bernaud. Dirigée par Mélanie Lévy-Thiébaut, la pièce témoigne d’un rapport précoce à l’écriture d’ensemble et à la forme instrumentale.

La vraie vie est ailleurs

Conçue pour un montage audiovisuel d’anticipation du photographe Olivier Martin, La vraie vie est ailleurs occupe une place à part. Les éléments mélodiques y sont presque absents et laissent place à une musique planante, répétitive et obsessionnelle.

L’œuvre réunit Lionel Wartelle aux percussions, Alain Bernaud au piano et François Bernaud aux synthétiseurs.

Elle se déploie en trois parties : une première sombre et angoissante, une deuxième plus mélodique et apaisée, puis une troisième rythmique et vive, construite sur un ostinato à onze battements.

Après un rêve

En 1981, dans le même cadre lycéen, à la salle Pleyel et sous la direction de Mélanie Lévy-Thiébaut, François Bernaud réalise un arrangement d’Après un rêve de Gabriel Fauré pour soprano et orchestre à cordes.

Cet arrangement ne se limite pas à une adaptation instrumentale. Il modifie la forme initiale de l’œuvre par l’ajout d’une reprise absente de la partition originale, donnant à la pièce un développement et une respiration nouveaux.

Ce travail prolonge les premières recherches menées autour de l’écriture instrumentale, du chant et de la mise en couleur orchestrale.

Killy the bide

Composée en 1984 pour une pièce de café-théâtre, Killy the bide s’inscrit dans cette même période d’expérimentation. L’œuvre comprend une chanson du même nom, interprétée par un groupe pop rock country de l’époque, dans un esprit plus direct et scénique.

Ces œuvres ouvrent une porte vers les débuts d’un parcours. Elles permettent de percevoir, avant les formes plus abouties, certains traits déjà présents : l’attention aux climats, le goût des timbres singuliers et la volonté de donner à la musique une fonction de mémoire.

Oratorio Le Chat

C’est une pièce pour orchestre et chœur mixte écrite en 1983.
Elle n’a pas encore connu de création en public.